Portrait
Nautisme

Charlie Dalin et Paul Meilhat : « Nous avons un bon jeu pour jouer le doublé »

Duo de skippers
Charlie Dalin, 37 ans, skipper professionnel
Paul Meilhat, 39 ans, skipper professionnel
Bateau : Apivia (IMOCA)

Depuis sa victoire sur la dernière Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre avec Yann Eliès, Charlie Dalin a pris de l’envergure. Entretemps, l’eau du Vendée Globe a coulé sous l’étrave d’Apivia, propulsant le skipper havrais dans la cour des très grands avec une belle deuxième place. « En 2019, je n’étais pas très expérimenté en IMOCA et mon bateau était neuf. Aujourd’hui, je cumule l’équivalent de deux tours du monde. Je connais Apivia sur le bout des doigts. » L’expérience acquise a joué sur le choix de son co-skipper Paul Meilhat. « Je voulais un marin qui aille vite et qui sache tenir la cadence car cette édition est plus longue. Paul a toutes ces qualités. Ce n’est pas pour rien qu’il a gagné la dernière Route du Rhum ! »

Depuis qu’ils ont tiré leurs premiers bords en juin, l’entente semble parfaite : le duo s’est adjugé les deux courses IMOCA pré-Transat. « Accueillir quelqu’un dans son espace après y avoir vécu en “célibataire” pendant toute une saison n’est pas toujours facile. Mais tout a très vite bien fonctionné avec Paul, sportivement et humainement. » Le skipper havrais prend un réel plaisir à naviguer en double. « J’apprécie la rapidité des manœuvres. Ça va trois à quatre fois plus vite qu’en solitaire. On peut aller au bout des choses. » Ce qui sera nécessaire pour arriver en tête, d’autant plus que la concurrence s’annonce féroce. « Ça risque d’aller très vite. Tous les IMOCA de dernière génération peuvent prétendre à la victoire. » Grand favori de cette édition, Charlie Dalin ne semble pas impressionné par son nouveau statut : « La pression, je me la mets tout seul, quelle que soit la course. Je n’en aurai donc pas plus que d’habitude. Je sais qu’on a un beau jeu pour faire le doublé. Mais pas d’excès de confiance, rien n’est joué d’avance. Il faut rester concentrés jusqu’au départ. Il s’agira ensuite d’être en grande forme pendant les 17 ou 18 jours à venir. »